Comment créer et faire vivre son webmédia scolaire ?

Comment créer et faire vivre son webmédia scolaire ?

Créer son média scolaire, une démarche de projet

 

Un média scolaire par établissement ?

 

L’éducation aux médias et à l’information (EMI) est un élément indispensable pour préparer à l’exercice de la citoyenneté en démocratie.

L’éducation aux médias est présente dans les programmes du cycle 2 au cycle 4. Le Clemi est l’opérateur national qui depuis plus de 30 ans à la charge de développer les pratiques en matière d’EMI dans les établissements scolaires.

L’éducation aux médias passe par une démarche active ou l’élève est mis en situation de produire du contenu médiatique. C’est donc tout naturellement que beaucoup d’enseignants se lancent dans la création de médias scolaires pour servir de support pédagogique à cet enseignement.

Par média scolaire on entend un projet dont le contenu est rédigé par les élèves à destination d’une audience et dans le respect des règles journalistiques. Le site web d’un établissement souvent géré par un enseignant ne rentre pas dans cette définition, il conserve une vocation institutionnel.

Se lancer dans la création d’un média, même si il n’est « que » scolaire, est une aventure palpitante que je compare souvent à celle de la création d’entreprise. Vous allez créer un produit, constituer une équipe, toucher une audience et devoir faire en sorte que votre projet dure sur le temps. Tous les aspects de cette démarche de projet permettront aux élèves de valider de nombreuses compétences.

Le présent dossier a pour vocation de vous faire partager plus de 15 ans d’expérience autour de la réalisation de médias en ligne avec des élèves. C’est une liste non exhaustive de conseils concrêts et ressources en ligne qui vous permettront de vous lancer dans cette belle aventure sans perte de temps.

Découvrez toutes les pages du dossier…

Constituer son équipe

Créer et gérer un média scolaire est une tâche qui peut rapidement devenir chronophage, en particulier lors de la phase de lancement.  Il est préférable au contraire de s’entourer de partenaires multiples et d’impliquer l’ensemble de la communauté éducative de votre...

Assurer la pérennité de son média

Designed by Dooder    Beaucoup de médias scolaires disparaissent lorsque ses créateurs quittent l’établissement. Le média que vous allez créer doit pouvoir continuer d’exister... Facilitez-vous le travail de transmission des savoirs et savoir-faire...

Promouvoir son média

Montage réalisé à partir de Designed by Rawpixel.com Mettre en place un système de mesure d’audience (outil intégré à votre plateforme de publication, google analytics…). C’est une information valorisante pour l’élève qui a rédigé un article. Certains outils proposent...

Produire du contenu

Créer un comité de rédaction et définissez une charte éditoriale avec les élèves, fixer un mode de fonctionnement. Choisissez le nom ensemble, lancez un concours de logo. C’est un bon moyen pour que les élèves s’approprient le média. Privilégiez...

Créer son média

Choisissez un outil de publication en ligne selon vos compétences (Joomla, Drupal, Wordpress…) Evitez les offres commerciales (Wix, jimdo, squarespace...) Restez maître du contenu de votre site, consultez attentivement les conditions générales d’utilisation et la...

Téléchargez le fascicule…

 

Des sons pour vos médias scolaires…

Des sons pour vos médias scolaires…

Sons et droits d’auteurs

Des coûts encore trop élévés pour un usage scolaire

La recherche de sons gratuits et utilisables pour nos productions médiatiques scolaires n’est pas toujours simple. Les sources disponibles sous licences “créative commons” sont bien moins nombreuses que pour les images et les algorithme de repérage des oeuvres audios sur la toile sont très efficaces et auront vite fait de supprimer votre publication si vous n’êtes pas en règle en ce qui concerne des droits d’utilisation.

Pour toutes diffusions audio sur la toile il est  demandé au producteur de ce contenu de s’acquitter du paiement de :

 

  • des droits d’auteurs, à verser à la SACEM (Société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique pour la France, le Luxembourg et Monaco). Le coût annuel est tout à fait abordable pour un flux webradio (80 euros HT l’année). Ce tarif vous permet de copier les fichiers musicaux sur un outil permettant la diffusion et de diffuser sans que les auditeurs ne puissent récupérer ni modifier une quelconque partie de votre programmation. Ces droits n’autorisent donc pas la mise en podcast de vos émissions contenant du contenu protégé. Cette inscription à la SACEM se fait sous certaines conditions en tant qu’établissement public –> https://clients.sacem.fr/autorisations/web-radio-associative-de-particulier ;
  • des droits voisins qui rémunèrent les producteurs. Ils sont représentés par des sociétés civiles comme la SCPP et la SPPF

Si la SACEM a fait de réels efforts sur sa tarification ce n’est pas le cas des sociétés civiles. J’ai rencontré des établissements qui s’acquittaient de l’ensemble de ses droits d’auteurs pour une somme dépassant les 1 000 euros par an.

Et pour la vidéo ?

Même problème mais il faut payer au cas par cas pour chacune de vos productions mises en ligne, les droits pour diffuser un simple film de voyage scolaire agrémenté d’une musique commerciale vous en coûtera une 50aine d’euros. Si vous passez en statut WebTV les coûts seront bien plus élevés que pour une webradio.

Même si les élèves sont souvent très déçus de ne pouvoir programmer sur leur webradio ou illustrer une production vidéo avec un titre de leur artiste préféré, il est tout de même plus économique et pédagogique de se tourner vers l’utilisation de musique libres de droits sous licence creative commons par exemple.

Les licences creative commons

Un partage gratuit sous conditions

 

Les licences creative commons proposent une alternative au « tous droits réservés » ou encore « domaine public ». Ces licences permettent un partage gratuit de production d’oeuvre de l’esprit tout en assortissant à cette autorisation un certain nombres de contraintes à respecter.

Plusieurs bases de données de sons utilisant ces licences sont disponibles. Elles constituent une solution idéale pour nos établissements scolaires ne pouvant s’offrir l’utilisation de bases de données payantes.

Où trouver des sons sous licence creative commons ?

Voici une sélection de sites utilisables en classe… J’ai volontairement supprimé les services qui imposaient une inscription ou qui étaient payants.

Universal Soundbank

La banque de sons ultime…

Le site Universal Soundbank propose une multitude de bruitages et de sons gratuits. C’est une véritable mine d’or tant cette base de données est complète. On y trouve tout, on peut y passe des heures à écouter son contenu, bruits de pas, de guerre, de véhicules, de nature tout y est… On y trouve même les chants du stade Niçois ! Les élèves ont tendance à s’y perdre d’ailleurs, il est important qu’ils aillent sur ce site avec une liste de sons à rechercher. C’est la ressource idéale pour habiller vos créations sonores.

Un moteur de recherche interne est disponible mais la recherche peut aussi se faire par catégories. On regrettera juste que l’ergonomie du site soit déplorable et le design bien vieillot. Pourvu  cependant qu’il ne disparaisse jamais !

http://www.universal-soundbank.com/

La sonothèque

Par un passionné du son…

Joseph Sardin est ingénieur du son et il met en ligne depuis 2005 l’ensemble de ses enregistrements sous licence creative commons BY 4.0. A noter qu’il a même fait une version en anglais de son site. Il propose aussi des dossiers sur le thème du son.

https://lasonotheque.org/

Bibliothèque audio Youtube

Pour vos productions vidéos…

Google propose aux utilisateur de youtube une bibliothèque de musique et d’effets sonores libres d’utilisation. Les conditions d’utilisation sont à chaque fois détaillées. Si cette bibliothèque peut paraître intéressante j’y vois cependant un certains nombre de contraintes :

  • les conditions d’utilisation précisés ne sont valables que pour une utilisation sur Youtube
  • les conditions impliques souvent l’insertion de publicités au sein de votre vidéo.
  • les musiques et effets sonores proposés sont très souvent utilisés.

En savoir plus :

BBC sound effect beta

Les archives de la BBC…

La BBC offre l’accès au public à sa base de données de sons enregistrés depuis les années 20. Le contenu est riche et de qualité, le tout classé en de nombreuses catégories. Le site est en anglais ce qui peut poser problème pour les plus jeunes de nos élèves.

Les sons sont utilisables pour une utilisation personnelle, éducative ou dans le cadre de recherches (licence RemArc)

http://bbcsfx.acropolis.org.uk/

Auboutdufil.com

Des musiques de qualité…

Auboutdufil.com propose une collection de musique sous licence creative commons. Les musiques sont de qualité, d’ailleurs il n’est pas rare d’entendre ces titres dans des reportages professionnels. Les oeuvres sont classées par style de musique ou par humeur. Pour chacune d’entre elles les conditions d’utilisation sont précisées et les crédits peuvent être importés par simple copier/coller.

https://www.auboutdufil.com/

Soundgator

Soundgator est une bibliothèque de sons téléchargeables et utilisables gratuitement dans toutes vos productions. Les sons sont classés par catégories, l’interface est malheureusement en anglais

http://www.soundgator.com/

 

Musopen

De la musique classique…

Musopen est une organisation à but non lucratif qui propose au téléchargement des oeuvres classiques libres d’utilisation (creative commons). On y trouve aussi des partitions…

https://musopen.org/

 

Des images pour vos médias scolaires

Des images pour vos médias scolaires

Lutter contre les mauvais réflexes

(article mis à jour le 6/08/2018)

Lorsque nous laissons nos élèves rechercher des images sur Internet, ceux-ci ont vite fait de se rendre sur Google Image, et de se servir sans se soucier de savoir si ils ont le droit ou pas de le faire. Ce réflexe acquis par mimétisme se perd facilement, à condition cependant de leur expliquer en quoi prendre une photo de la sorte peut être assimilé à du vol.

Lors de mes formations auprès des enseignants j’aime raconter cette anecdote qui prouve, qu’en mettant l’élève en situation de produire du contenu médiatique, qu’il est capable d’en comprendre les règles :

Un élève de sixième, fan de “Pokemon”, rédigeait des articles présentant ses personnages préférés. il savait qu’il ne devait pas utiliser les images originales car protégées par la loi. Malin, il se dit que si il utilisait des représentations d’artistes il pouvait alors contourner cette restriction. Il se mit donc à publier des articles illustrés par des représentations de Pokemon revisité par des artistes. Il  récupérait cela sur le site “Deviant Art“.

Quelques semaines après, nous recevons un courrier de l’auteur de l’une de ces oeuvres, il s’offusquait que l’on puisse avoir utilisé son travail ainsi. Autant vous dire que mon élève fut bien embarrassé, d’autant que je l’ai chargé immédiatement de répondre et de trouver une solution. Ce fut simple, on ajouta le lien vers le site de l’artiste, le litige était réglé. La leçon fut efficace et mon élève décida alors (enfin) de faire ses propres dessins de Pokemon pour ses prochains articles.

Mais ce n’est pas tout, quelques semaines après…ce même élève vient me voir dans tout ses états : “Monsieur, monsieur… en faisant Google image j’ai vu que quelqu’un a pris un de mes dessins de Pokemon pour son blog !!!!!!! – ah bon, mais c’est ce que tu faisais toi aussi il n’y a pas si longtemps ?! non ? – Oui, oui mais tout de même il aurait pu me demander !!! – en effet, et si il t’avait fait la demande qu’aurais tu dis ? – je lui aurais demandé de l’argent !!!! Cet élève venait de découvrir le principe des droits d’auteur et de la propriété intellectuelle !

Le prix des photos !

 

Il faut faire très attention au sujet de la qualification “libre de droits” appliquée aux photos et images sur le web. Beaucoup de bases de données en ligne proposent du contenu iconographique “libre de droits” mais pourtant bien payant. En effet, il convient de distinguer la notion de droits d’usage et de propriété de la photo.

Dans le monde professionnel, une photo est acheté pour un usage bien précis, les supports de diffusions, les formats et le temps de diffusion sont autant de paramètre qui vont permettre de fixer le prix de la photo. Si l’on souhaite à nouveau utiliser la même image pour un autre usage (ou tout simplement pour doubler l’opération déjà menée), il convient alors de payer à nouveau l’agence qui gère les droits de cette oeuvre.

Par image “libres de droit” on comprend image que l’on peut utiliser à loisir après l’avoir acheté à condition de respecter les conditions fixées par l’éditeur ! Ce n’est donc pas un usage gratuit.

Plusieurs banques d’images fonctionnent selon ce principe avec des tarifs tout à fait différents, quelques exemples :

  • Matton images : représente des éditeurs de renommée internationale mais aussi des photos de photographes professionnels français. Le tarif est fonction du format. Une banque d’image très riche et des tarifs élevés. Je me sers de leur site pour montrer aux stagiaires et élèves le vrai prix d’une photo.
 
  • Gettyimages : sur le même principe que Matton, une vaste sélection d’images créatives et photos d’actualités. Getty image est très utilisé dans le monde de l’édition.
  • Fotolia by Adobe, Shutterstock, iStock : abonnements mensuels permettant le téléchargement d’un certain nombre de photos par mois, ou achat de crédits à dépenser sur le site. Ce sont des bases de données photos grand public ou qui conviennent pour de petits besoins de publication (service de communication, association, PME…)

Google image

Nous l’avons évoqué, les élèves ont tendance à utiliser Google pour trouver l’image dont ils ont besoin. Google, grâce à un algorithme pas toujours efficace, lance des recherches d’images sur les pages web en fonction des mots clés que vous précisez. La sélection qu’il affiche n’est absolument pas utilisable tel quel, surtout lorsque l’on. souhaite utiliser le média pour une mise en ligne au delà d’un simple usage privée. Google rappelle d’ailleurs à l’ordre les internautes sous chaque photo qu’il vous propose (certes en petits caractères…)

Recherche d’images gratuites

Il est possible sur Google de faire une recherche d’images en incluant des critères liés aux droits d’usages. il suffit pour cela de cliquer sur “Outils” sous le champ de recherche et de sélectionner ensuite “Droits d’usage”. Choisissez le type de droit correspondant à vos besoins (ex : usage commercial ou non)

Malheureusement cet outil n’est pas toujours fiable mais surtout le peu de photos qui resteront disponibles à l’issue de ce filtrage ne seront sûrement pas de qualité suffisante pour  illustrer votre article !!! 🙂  

Les licences creative commons

Un partage gratuit sous conditions

Les licences creative commons proposent une alternative au “tous droits réservés” ou encore “domaine public”. Ces licences permettent un partage gratuit de production d’oeuvre de l’esprit tout en assortissant à cette autorisation un certain nombres de contraintes à respecter. De nombreuses bases de données utilisant ces licences sont disponibles. Elles constituent une solution idéale pour nos établissements scolaires ne pouvant s’offrir l’utilisation de bases de données payantes.

 Où trouver des photos sous licence creative commons ?

 

Wikimedia

la banque média de wikipédia

La base d’images et de photos Wikimedia commons est utilisé pour illustrer les articles de la célèbre encyclopédie en ligne. Elle contient à ce jour près de 50 000 000 de fichiers médias librement réutilisables. Vous pouvez accéder à son contenu via un article qui vous intéresse et vérifier que la ou les photos proposées sont bien sous statut wikimedia commons. Vous pouvez aussi vous rendre sur le portail dédié à l’adresse -> https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=Accueil&uselang=fr

Flickr Creative Commons

Du photographe amateur au pro !

Flickr, bien connu de photographes à travers le Monde, propose des dizaines de milliards de photos. La communauté Flickr réunit les passionnés de la photographie qui dépose leurs clichés sur la plateforme. Une partie de cette collection est sous licence creative commons. La qualité des photos est très variable.

https://www.flickr.com/creativecommons/

Pixabay

Superbes images gratuites

Avec près d’1,5 millions d’images disponibles, Pixabay recueille les photos sous licences creative commons présentes sur le web. Son interface de recherche est très agréable et vos élèves y trouveront très souvent ce qu’il cherche. Très pratique le site propose d’emblée de télécharger les photos sous 4 formats différents ce qui vous évite le plus souvent la fastidieuse étape du redimensionnement de vos photos pour les mettre sur votre site. Vous pouvez créer un compte gratuit ce qui vous évitera les inévitables Captcha mis en place par le site à chaque téléchargement (sauf pour le petit format).

Vous pouvez de plus légender vos photos par simple copier/coller !  

PEXELS

Le plus de choix…

Comme Pixabay, Pixels propose des millions de photos de grande qualité. Le téléchargement des images se fait sous différentes tailles, vous pouvez même choisir un format personnalisé. Vous pouvez faire des recherches par mots clés, couleur…

Seul souci, PEXELS est pour le moment disponible en anglais et en allemand (ce qui rend pour les élèves la recherche délicate).

Freeimages

Près de 400 000 images gratuites

Ancien site SXC.Hu, freeimages propose plus de 390 000 images gratuites et libres d’utilisation même dans un cadre commercial. La recherche s’effectue par le moteur de recherche mais aussi par thématique en bas de la page d’accueil

Unsplash

Près de 600 000 photos…

Créé en 2013, Unsplash réunit une communauté de plus de 90 000 photographes à travers le monde qui partagent leurs meilleurs clichés. La recherche d’image est possible par mots-clés ou par catégories. Un must… https://unsplash.com/

Et pour finir…

Si vous faisiez vos propres photos ?

Le plus simple est de faire faire les photos par vos élèves, ainsi vous maîtrisez complètement la chaîne de production et vous n’avez pas à vous soucier des droits d’auteurs. N’oubliez cependant pas de demander aux parents d’élèves le droit d’utilisation des oeuvres de leurs enfants 🙂

 

Jean Paul DELBRAYELLE

Twitter : @JPdelbrayelle

Cet article n’est pas une liste exhaustive de sites capables de fournir des images sous licences CC. Merci de laisser vos remarques, corrections, ajouts afin d’enrichir ensemble le contenu de cette publication.

Structure d’un article WEB

Structure d’un article WEB

Publication web, publication papier ? Quelles différences ?

La structure d’un article web diffère de celle d’un article papier, d’une part parce que s’ajoutent des contraintes d’ordre techniques liées au fonctionnement même d’un site web, d’autre part car la forme d’écriture change aussi profondément. Plus de limitations de caractères, plus d’espace de publication limité. Notre article peut être relié à toutes les autres pages du web, la lecture n’est plus forcément linéaire et surtout nous pouvons y intégrer une multitudes de documents dans des formats numériques variés.

Structure

L’infographie ci-dessous détaille la structure type d’un article web, comprendre son organisation est essentiel pour être à l’aise lors de la rédaction de contenu et lors de la prise en main de votre webmédia.

 

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